lundi 25 décembre 2017

Kiri le pingouin / Le parfait Noël d'Arthur

Kiri le pingouin

Depuis la création de ce blogue d'archives, nombreux sont les films qu'on m'a demandé de partager. Kiri le pingouin fait partit de ces films. Inclue dans les programmations plus récentes, post-2000, il est plus frais dans nos mémoires. Le film est une co-production entre le Japon et la Russie, réalisé en 1986.

Le film est un grand succès à sa sortie. Il comporte aventures, humour, drame et de belles morales pour les tout petits. De plus, il ne comporte pratiquement pas de violence, ce qui est un plus pour une grande majorité de parents. Plusieurs critiques en ligne disent préférer ce film aux classiques de Disney. Ça en dit long sur la qualité attachante du métrage. L'introduction à l'histoire peut être considéré come un peu longue, mais on s'accroche aux personnages et à l'intrigue au bout d'à peine 25 minutes, et on ne peut plus détourner les yeux. Il y a aussi un volet éducatif au film, qui saura plaire à tous. Sans oublier la fabuleuse trame sonore composé par le groupe "Bullets".

Bref, un grand classique oublié de la programmation de Ciné-Cadeau. Un film à découvrir ou à redécouvrir avec vos tout petits. Il fut diffusé pour la première fois à Ciné-Cadeau le jour de Noël 1990, puis rediffusé en 1997, 2000 et 2001. Bon cinéma à toute votre famille!

FICHE TECHNIQUE
Titre original: Priklyucheniya pingvinenka Lolo
Titre alternatif: Scamper the penguin
Année: 1986
Première diffusion à Ciné-Cadeau: 25 décembre 1990
Rediffusion à Ciné-Cadeau: 1er janvier 1997, 31 décembre 2000, 27 décembre 2001
Durée: 75 min.
Pays: Japon / Russie
Réalisateurs: Gennadiy Sokolskiy (as G. Sokolskiy), Kenji Yoshida(as K. Yoshida)
Scénario: Eiichi Taji (as E. Tati), Viktor Merezhko (as V. Merezhko)
Synopsis: Il était une fois aux confins du monde, en Antarctique, une colonie de manchots venue reprendre possession de leur territoire après l'hiver. Les bébés manchots vont comme tous les enfants à l'école, le maître Papigato leur apprend les dangers qui les guettent. Lolo est déjà un bébé hardi et intrépide, il part souvent à l'aventure seul ou avec sa meilleure amie Pépé. Mais un jour, ils vont un peu trop loin...





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Le parfait Noël d'Arthur

Un grand succès que ce film de Noël d'Arthur. Suite à la populaire série télé, la compagnie de production CINAR a produit ce téléfilm de Noël en 2000, et il fut diffusé l'année même dans le cadre de la programmation de Ciné-Cadeau.

Un peu plus sur la série télé, en provenance de "Planète-Jeunesse":
Relativement peu connue en France, cette série d’animation américano-canadienne qui est basée sur le livre de Marc Brown, "Les Aventures d'Arthur", est pourtant la plus longue jamais produite en Amérique, juste après Les Simpson ! C’est donc aussi la plus longue série animée américaine à destination des enfants. En revanche, sur le plan mondial, elle est dépassée par des animés japonais comme Doraemon ou Sazae-san qui comptent plusieurs milliers d’épisodes ! Marc Brown était au départ réticent à ce qu’on adapte ses livres en dessin animé car il redoutait de participer involontairement au phénomène qui voit les enfants délaisser la lecture au profit de la télévision. C’est pour cela qu’il n’est pas rare que l’on souligne la valeur éducative des livres au cours de la série.
Bien que cette série s’intitule Arthur, toutes les histoires – il y en a généralement deux par épisode - ne s’articulent pas autour de ce personnage (qui n’apparaît parfois même pas) mais souvent autour de sa sœur ou de ses amis, ce qui permet de varier les sujets. A ce propos il faut noter que si la plupart des épisodes traite de problèmes enfantins, certains s’attaquent à des sujets graves comme la maladie (dyslexie, asthme, cancer, alzheimer...) ou la mort (lorsque l’oiseau de Diminou décède). On notera d’une manière générale, que la série s’ancre dans un univers réaliste, il n’est donc pas rare que la religion de certains personnages soit montrée à l’écran. De plus, les innovations technologiques ou les évolutions sociales de la société sont intégrées à l’histoire, et ce bien que - à l’instar des Simpson - les protagonistes conservent le même âge tout au long des épisodes.

Arthur a engendré un spin-off, Postcards from Buster (2004-2008 ; 2012), inédit en France. Enfin, il existe trois téléfilms dont deux doublés en français "Le Parfait noël d'Arthur" (2000) et "Arthur : À la recherche de PAL!" (2006; film en 3D). "Arthur, It's Only Rock 'N' Roll" (2002) est inédit à ce jour chez nous (en France).
En VO, le générique est chanté par le groupe de reggae Ziggy Marley and the Melody Makers. Toujours en VO, de nombreuses célébrités ont prêté leurs voix à des personnages épisodiques, comme c'est souvent le cas dans les dessins animés américains très populaires. Ce procédé n'a pas été repris en France. A noter à ce propos que le doublage francophone a été effectué au Québec pour les saisons 1 à 6 puis en France à partir de la saison 7.

FICHE TECHNIQUE
Titre original: Arthur's Best Christmas
Année: 2000
Première diffusion à Ciné-Cadeau: 24 décembre 2000
Rediffusion à Ciné-Cadeau: 25 décembre 2000, 25 décembre 2004, 15 décembre 2009, 
Durée: 55 min.
Pays: États-Unis / Canada
Réalisateur: Greg Bailey
Scénario: Peter K. Hirsch
Produit par:  CINAR, Marc Brown Studios, WGBH
Synopsis: Arthur, D.W., leurs familles et amis, se préparent pour avoir le meilleur Noël dans la ville d'Elwood, mais des obstacles se mettent sur leur chemin...




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Spaghetti à la romaine

En provenance de "Planète-Jeunesse":
Le studio Belvision a commencé à se faire connaître dans le monde de l'animation dés la fin des années cinquante, mais ce n'est que pendant les années soixante, voire soixante-dix, que le studio connait un essor important. Des œuvres d’animation à foison voient le jour : Les Aventures de Tintin, d'après Hergé en 1961, Pinocchio dans l'Espace et Gibus le magicien en 1965 sont un exemple d'animations réalisées à l'époque par le studio.

Pourtant, celui-ci n'est pas encore à son apogée bien que des séries d'animation soient dans ses cartons au milieu des années 1960. Raymond Leblanc, fondateur de Belvision Studios et alors directeur, décide de produire quelques pilotes, et, comme à son habitude, il se penche sur la bande dessinée franco-belge pour être la vitrine de ces adaptations. Parmi ces pilotes, il y en a un qui adapte la bande-dessinée de l'italien naturalisé belge, Dino Attanasio, à savoir Spaghetti, imaginée en 1952 avec l'aide du scénariste Goscinny, et parue pour la première fois dans l'hebdomadaire Le journal de Tintin en 1957.

A sa sortie en 1965, ce pilote n'obtint pas l'accueil escompté, ce qui ne permis pas la création d'une série à proprement dite. Cependant, le court-métrage fut, par la suite, tout de même commercialisé de part et d'autre du globe.
En France, il n'est pas certain qu'il ait eu droit à une diffusion sur nos téléviseurs, du moins nous n'en avons pas retrouvé la trace. Par contre, il eu droit à une diffusion francophone outre-Atlantique, sur la chaîne télévisée Radio-Québec, en 1985.
En revanche, en France, une VHS ("les héros du journal de Tintin") commercialisée en 1981 par RCV proposait huit épisodes, essentiellement des pilotes de séries et uniquement des productions signées Belvision, dont Spaghetti. La VHS, épuisée, est cotée à plusieurs dizaines d'euros de nos jours.
Enfin, on notera que le réalisateur est Ray Goossens, un grand homme de l'animation belge qui a occupé ce poste de manière quasi récurrente chez Belvision (on lui doit par exemple Astérix le Gaulois).

FICHE TECHNIQUE
Titre original: Spaghetti
Année: 1965
Première diffusion à Ciné-Cadeau: 4 janvier 1985
Durée: 8 min.
Pays: Belgique
Réalisateur: Ray Goossens
Scénario: Yves Duval
Produit par: Belvision
Synopsis: Dans les années 1960, en Italie, le tourisme se démocratise de plus en plus. Les agences de tourisme fleurissent donc à Rome, comme dans les plus grandes villes du monde. C'est au plein cœur de la ville éternelle qu'un américain souhaite bénéficier des services d'agences touristiques. Pour profiter de l'aubaine, le directeur de l'agence décide de faire appelle à Prosciutto. C'est alors que commence une aventure cocasse et des plus rocambolesques...

samedi 23 décembre 2017

Parce qu'il n'y a pas que de l'animation


Pour débuter ce temps des fêtes sur le blogue des Souvenirs de Ciné-Cadeau, je vous propose un petit tour d'ensemble des nombreux longs métrages en prise de vue réelle, donc pas d'animation, qui ont été diffusé dans la programmation de Ciné-Cadeau. 

Nous voilà relancé pour une 3e saison du blogue! Les nouveautés dans notre bagage de trouvailles d'archives se fait plus rare, bien entendu, mais vous serez tout de même agréablement surpris des trésors d'animation que nous avons retrouvé au cours de l'année 2017! Merci à tous ceux qui ont aidé! Et merci à vous de parler du blogue et de partager la nostalgie du temps des fêtes télévisé!

Vous êtes prêt? C'est partit!

Promo de Radio-Québec dans le Guide Télé+ (La Presse) de la programmation des fêtes 1981-1982

Au tout début de Ciné-Cadeau, la chaîne Radio-Québec (devenu aujourd'hui Télé-Québec) organise une programmation du temps des fêtes en incluant les tout petits. L'horaire de 18h30 dédié aux enfants ne porte pas encore le nom de Ciné-Cadeau mais est annoncé comme une série de films divers, bizarrement commandité par la firme "Pratt and Whitney Canada". Le titre verra le jour pour la première fois l'année suivante pour la programmation 1982-1983. Le tout premier film diffusé dans cette programmation est "Le paquet qui parle", un film d'animation, donnant ainsi le ton pour la sélection à venir. Toutefois, telle une première esquisse, Radio-Québec se cherche, en quelque sorte, et sont encore à l'étape d'expérimentation au niveau de la programmation des fêtes pour les enfants.

Avec sa volonté de découverte éducative, ils expérimentent cette première version de Ciné-Cadeau avec des genres cinématographiques très différents. 50% de la sélection est peuplé de films d'animation, l'autre moitié de films en prise de vues réelle. Déjà à ce moment, ils nous offrent une sélection internationale qui deviendra pour certains, une sorte de marque de commerce de Ciné-Cadeau, nous présentant des films tchèque, russe et polonais. Précisons que pour le propos, je vais exclure aujourd'hui les films de marionettes. Quoi que filmé, en quelque sorte, en prises de vue réelle, je les considère plus près du cinéma d'animation. 

Le tout premier long métrage en prise de vues réelle est diffusé le 22 décembre 1981. "La guerre des gosses" (alias La bande à plumes noires) est un film tchèque réalisé en 1973. Il sera suivi de "Fuite en Irlande" (1971, Grande-bretagne/États-Unis), "Le pélican aveugle" (1963, URSS), "Katia et le crocodile" (1966, Tchécoslovaquie), "Messieurs les gosses" (1975, Tchécoslovaquie), "La clef d'or" (1968, Roumanie) et "Sirius" (1975, Tchécoslovaquie). Il est clair que la chaîne télé ne maitrise pas encore sa programmation, sinon pourquoi aurait-il diffusé un drame de guerre tel que "Sirius"?

Permettez-moi de vous le résumer: Le film raconte l'histoire d'un garçon de 12 ans, Fanek, et de son meilleur compagnon, un berger allemand nommé Sirius, durant l'occupation Nazi. Un jour, un train allemand est détruit par la résistance locale et les Allemands procède à l'arrestation du père de Fanek, et veulent confisquer les chiens de la ville pour être recycler en chien d'attaque contre les rebelles. Fanek ne veut pas abandonner Sirius et le cache dans les bois. Mais un jour, Sirius s'échappe de sa clôture... En espérant que je le retrouve un jour pour pouvoir le partager avec vous, je ne vous raconterai pas la fin, mais croyez-moi, elle est dur et le spectateur peut avoir du mal à retenir ses larmes.


En raison du climat politique de l'époque, le réalisateur Frantisek Vlácil est empêché de faire des longs métrages pendant la majeure partie des années 70. En réponse, il a réalisé un certain nombre de courts métrages et, dans le cas de "Sirius", un film destiné à un public plus jeune. Le métrage est touchant mais selon moi, touche des sujets très dur et troublant pour de jeunes enfants. Les nazi ne sont pas moins effrayant parce que c'est un film supposément "jeunesse". Toutefois, il est vrai que Vlácil réussit à présenter l'histoire avec une subjectivité enfantine de la guerre. Mais si vous êtes un lecteur régulier du blogue, vous devinez que j'apprécie cette approche de confiance envers les enfants que démontre Radio-Québec. Seulement, comme "Le prince Nezha triomphe du roi dragon", il est tout de même surprenant que des films aux sujets aussi délicats furent sélectionné pour un public jeunesse pour le temps des fêtes.

Ce n'était pas le cas de tout les films, bien entendu. Par exemple, "Katia et le crocodile" (1966). Un écolier confie a Katia les animaux de sa classe qu'il doit garder pendant les vacances: deux lapins, un petit singe, un étourneau parlant, des souris blanches, une tortue et un bébé crocodile. Mais celui-ci s'échappe et l'oiseau s'envole. Bientôt, tous les animaux se dispersent dans la ville. Le quartier entier se lance alors à la recherche des fugitifs dans une délirante poursuite. 

Katia et le crocodile
Le patrimoine cinématographique tchèque déborde d'inventivité. Le pays fut d'ailleurs très fréquent dans la programmation de Ciné-Cadeau. Outre l'incroyable qualité et la diversité artistique de ces films d'animation, il existe également de nombreux trésors en prise de vues réelle. Malheureusement, le cinéma tchèque est trop peu connues du grand public. C'est très dommage. "Katia et le crocodile" fait partie de ces bijoux immanquables qui suscite l'enthousiasme des jeunes spectateurs. On a un plaisir fou de suivre Katia, d'abord emporté par l'exotisme du lieu de tournage, mais on est vite entraîné par le rythme effréné à la poursuite des animaux. Le film possède une amusante intrigue, de l'humour burlesque, une énergie folle, des personnages attachants, une saveur et un dynamisme unique. D'abord contenue, la course folle s'étend vite à toute la ville, à mesure que les enfants envahissent les appartements voisins, les rues, les toits et les rivières. Prague se transforme en véritable terrain de jeux. Non seulement il captive les plus jeunes, il fait ressortir le coeur d'enfant de leurs parents. Le film est présenté encore aujourd'hui dans plusieurs écoles de cinéma. C'est dire à quel point le film en est un qui mérite analyses. 

Tout se transforme en magie entre les mains des réalisateurs Vera Simkova et Jan Kucera. Un détail en particulier attire notre attention. Simkova traite son histoire de la même manière qu'il la raconterais à des adultes. Il ne tente pas de prendre l'enfant par la main en nivelant par le bas. Vera Simkova en a d'ailleurs déjà parlé de cette volonté de prendre les jeunes au sérieux dans une entrevue: "Pour moi, je ne fais pas de distinction entre un film pour enfants ou un films pour adultes, je ne pense pas qu'il soit nécéssaire d'adapter la forme ou le continu d'un film en fonction d'un public déterminé. Les enfants sont très réceptifs, leur fantaisie donne tant de versions multiples à un simple thème que nous n'avons pas besoin de rêver pour eux." À travers ses propos, on reconnaît l'approche de la chaîne Radio-Québec. La confiance en la réception de l'enfant semble la tête de proue de l'approche Ciné-Cadeau. Au lieu de s'arrêter au simple divertissement, ils abordent des sujets parfois sensibles, durs et délicats, comme la mort ou la guerre, en faisant confiance aux jeunes spectateurs. Ce qui démontre une grande franchise envers les enfants. C'est selon moi la clef des secrets si bien gardés de la sélection des films de la programmation des fêtes.

Promo de Radio-Québec dans le Guide Télé+ (La Presse) de la programmation des fêtes 1982-1983
Déjà pour la saison suivante (1982-1983), on retrouve moins de films en prises de vue réelle que la première année. Il est possible que Radio-Québec ai constaté que les cotes d'écoute étaient plus grandes les soirs de dessins animés. Nous avons tout de même eu droit à "Comment on réveille les princesses" (1977, Tchèque), L'oiseau bleu (1981, France, critiqué l'an dernier), "Nés pour être libre" (1972, Royaume-Uni), "La princesse orgueilleuse" (1952, Tchèque), "La pantoufle dorée" (1961, Pologne) et "L'heure des éléphants bleus" (1971, Tchèque).

La réduction de ces films se poursuit pour la saison 1983-1984, mais on incorporant malgré tout certaines nouveautés. Notamment, "Messieurs les gosses" (1975, tchèque), "La clef d'or" (1987, Roumanie, critiqué l'an dernier), "Saxane à l'école des sorcières" (1972, Tchèque, critiqué l'an dernier), "Le vieux chasseur d'ours" (1981, Japon), "Sirius" (1975, Tchèque) et le rare court-métrage "Pêcheur d'eau douce" réalisé par Roger Cantin et Danyèle Patenaude en 1982.


Puis les films en prises de vue réelle disparaissent complètement de la programmation pour la saison 1984-1985. Ils rediffuseront "La clef d'or" l'année suivante et "La bande à plumes noires" pour lancer la saison 1986-1987. De retour avec "Les aventures de Chatran" (1986, Japon, critiqué l'an dernier), une aventure d'animaux dans les contrés sauvages, pour sa saison 1989-1990. En 1993, Radio-Québec nous présente "Pense plus vite que le feu" (1992, Québec) avec Vincent Bolduc dans le rôle principal pour clore sa saison 1992-1993. C'est un court-métrage sur la prévention des incendies destiné aux enfants. Puis ils rediffusent "Les aventures de Chatran" l'année suivante.

Simon les nuages (1990)
C'est finalement pour la saison 1994-1995 que fait son entrée dans la programmation les films de la célèbre collection "Contes pour tous" avec "Simon les nuages" (1990, critiqué l'an dernier), réalisé par Roger Cantin. Mais qu'est-ce que les "Contes pour tous"?

C'est le nom qu'on a donné à une série de 24 films destiné au public jeunesse, produits par le producteur québécois Rock Demers, avec sa compagnie "Les Productions La Fête". Plusieurs de ces films sont produit avec des partenaires étrangers, répartis sur plusieurs continents tel que "Kratky Films" (Prague), "China Films" (Chine), "Channel 4" (Royaume-Uni), "Pathé" (France) et aux États-Unis, "Hallmark" et "Showtime". Les premiers films de la série sont tournés au Québec et en français québécois. Par la suite, pour le marché international, on tourne au Canada anglais, puis même dans les pays de l'est. Les films obtiennent un succès sans précédent au cinéma jeunesse à l'international.

Les "Contes pour tous" sont apprécié d'abord pour leur qualité, mais aussi pour leur absence de violence. Parmi les plus populaires, on retrouve "La guerre des tuques" (1984, André Melançon, Québec), "Opération beurre de pinottes" (1985, Michael Rubbo, Canada anglais), "Bach et Bottine" (1986, André Melançon, Québec, salué par l'UNESCO), "La grenouille et la baleine" (1988, Jean-Claude Lord, Québec) et "Les aventuriers du timbre perdu" (1988, Michael Rubbo, Canada/Australie / Chine).

Coffret DVD intégral des Contes pour tous
À la base, la série "Contes pour tous" devait se limiter officiellement à neuf films, mais le succès de la série a fait monter le nombre à 24, le plus récent étant "La gang des hors-la-loi" (2014, Jean Beaudry, Québec). D'autres projets seraient présentement en chantier. Le premier film jeunesse produit par Rock Demers, "Le martien de Noël" (1971, Bernard Gosselin, Québec), ne faisait pas partie à l'origine de la série, mais avec le recul, il est aujourd'hui considéré par Les Productions La Fête comme en faisant partie intégrante.

La première question qui me vient en tête c'est: "Pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant d'inclure les Contes pour tous?". Je n'ai malheureusement pas cette réponse. Mais "Simon les nuages" ne marque pas tout de suite le grand retour des films en prises de vues réelle à Ciné-Cadeau. L'année suivante, on y présente que de l'animation. Puis en 1996, ils présentent "L'ours" (1988, France/États-Unis), dont nous avons parlé l'an dernier, de même que "Simon les nuages" à nouveau. Puis la saison 1998-1999 se termine avec un Contes pour tous, "Vincent et moi" (1990, Michael Rubbo, Canada/France).

À partir de là, Ciné-Cadeau présente au moins un film en prises de vue réelle par année, et pas que les Contes pour tous. En 2000, on trouve "Anna et le roi" (1999, États-Unis), une sélection très surprenante, mais il faut comprendre qu'à partir de la saison 1999-2000, l'horaire ne se limite plus à la soirée, mais ils diffusent aussi des films en après-midi et c'est souvent là que sont diffusé les films en prises de vue réelle. Les contes pour tous sont ensuite de retour en 2002 avec le classique "Bach et Bottine", lui aussi diffusé en après-midi.

À partir de la saison 2004-2005, les films en prises de vues réelle, et en particulier les Contes pour tous, sont officiellement de retour en grande pompe dans la programmation, et cette fois, pour y rester.

Les Contes pour tous diffusé dans le cadre de Ciné-Cadeau
Le martien de Noël (1970)
La guerre des tuques (1984)
Bach et Bottine (1986)
La grenouille et la baleine (1988)
Les aventuriers du timbre perdu (1988)
Simon les nuages (1990)
Pas de répit pour Mélanie (1990)
Vincent et moi (1990)
La championne (1991)
Tirelire, combine et cie (1992)
Matusalem (1993)
Le retour des aventuriers du timbre perdu (1994)
Matusalem II: Le dernier des Beauchesne (1997)
Viens danser... Sur la lune! (1997)
La forteresse suspendue (2001)
Regina (2002)


Dans les dernières années, plusieurs autres films ne faisant pas partie des Contes pour tous se sont ajouté à la liste. Notamment "Edward aux mains d'argent" (1990, Tim Burton, États-Unis), "L'extravagant Dr. Dolittle" (1967, Richard Fleicher, États-Unis), Histoires d'hiver (1999, François Bouvier, Québec), "Hubert son altesse canine" (1999, Philip Spink, Canada/Royaume-Uni), "Le cheval de St-Nicolas" (2006, Mischa Kamp).


En célébration à tout ce cinéma, je vous offre aujourd'hui quelques raretés. Certains ont été partagé au cours des années précédentes du blogue, mais parmi les nouveautés, je vous offre le rarissime "Katia et le crocodile" de 1966. La famille aura un plaisir immense à découvrir ce petit chef d'oeuvre en provenance de Prague. Aussi, le classique Contes pour tous "Bach et Bottine", mettant en vedette Mahée Paiement, Raymond Legault et Andrée Pelletier. Et en bonus de Noël, le documentaire retrouvailles du 25e anniversaire de "La guerre des tuques". Pour les plus vieux ou les curieux, je vous offre aussi "La bande à plumes noires" mais je ne l'ai trouvé qu'en version originale tchèque. Mais bon, pourquoi se priver si ça vous intéresse?

Sur ce, je vous souhaite un merveilleux temps des fêtes en famille!
Un fabuleux Ciné-Cadeau!
Joyeux Noël à tous!
Bon cinéma!




FILMS

Katia et le crocodile (1966) / Version française



Bach et Bottine (1986)



La guerre des tuques... Au fil du temps (2009)


La guerre des gosses (alias La bande à plumes noires, 1973) / version originale tchèque



Liens vers les autres films:
L'oiseau bleu (1981)
La clef d'or (1968)
Saxane à l'école des sorcières (1972)
Les aventures de Chatran (1986)
Pense plus vite que le feu (1992)
L'Ours (1988)
Simon les nuages (1990)


dimanche 10 décembre 2017

La programmation 2017-2018


Le temps des fêtes approche, vous savez ce que ça signifie! Le retour de Ciné-Cadeau sur les ondes de Télé-Québec! Cette année, Ciné-Cadeau fête son 35e anniversaire. La chaîne québécoise vous a concocté une programmation haute en couleur pour les festivités! Profitez-en, ça n'arrive qu'une fois par année. Voyez tout l'horaire au bas de cette page ou visitez la section "Les fêtes" sur le site officiel de Télé-Québec. 

Pour le blogue des Souvenirs de Ciné-Cadeau, je serai moi aussi de retour bientôt pour vous faire découvrir les découvertes de cette année. Bien entendu qu'il y en a moins que les deux années précédentes, mais au moins, nous avons dénicher des films que nous cherchions depuis belle lurette. Soyez patient, ça s'en viens! 

Je vous rappel aussi que le livre collectif "Un Noël cathodique: La magie de Ciné-Cadeau déballé", auquel j'ai participé comme auteur, est disponible dans toute bonnes librairies. Qui n'aimerait pas le recevoir ou l'offrir en cadeau? Bonne lecture des fêtes!


Programmation Ciné-Cadeau
2017-2018
à Télé-Québec



11 décembre

12 décembre

13 décembre

14 décembre

15 décembre

16 décembre

17 décembre

18 décembre

19 décembre

20 décembre

21 décembre

22 décembre

23 décembre

24 décembre

25 décembre

26 décembre

27 décembre

28 décembre

29 décembre

30 décembre

31 décembre

1er Janvier

2 janvier

3 janvier

4 janvier

5 janvier

6 janvier

7 janvier


Un merci immense au blogue http://emissionjeunesse.blogspot.ca
pour leur travail de recherche et pour le partage de la programmation.

mardi 14 novembre 2017

Un Noël Cathodique: La magie de Ciné-Cadeau déballé


LANCEMENT OFFICIEL DU LIVRE TANT ATTENDU!

Un Noël Cathodique: La magie de Ciné-Cadeau déballé

Votre humble archiveur a participé à ce projet de livre et je suis très fier de vous annoncer sa sortie officielle! Maintenant disponible en librairie.

Allumez le sapin, programmez votre VHS et troquez votre regard d’enfant pour celui de critique en compagnie de neuf auteures et auteurs qui tentent de comprendre comment Ciné-Cadeau, programme spécial du temps des Fêtes diffusé sur les ondes de Télé-Québec, est devenu culte pour plus d’une génération en quête de réconfort nostalgique dans un paysage télévisuel et social marqué par de profonds changements.

Les textes s’intéressent autant aux classiques cinécadiens qu’aux films plus obscurs, tout en touchant aux aspects plus problématiques de la programmation, que ce soit la présence de films relativement traumatisants pour un jeune public ou le manque navrant de personnages féminins forts.

Nous préférons vous avertir : ce livre peut provoquer une vive envie de manger des restants de bûche et des atocas devant la télé – sans compter que son répertoire de tous les films présentés durant les trente dernières années, par date et par ordre alphabétique, risque fort d’ébranler vos souvenirs (non, La dernière licorne n’a jamais été diffusé à Ciné-Cadeau).

Un collectif dirigé par Stéphanie Roussel, avec une préface de Samuel Archibald et les textes de Megan Bédard, Jean-Michel Berthiaume, Éric Falardeau, Sandrine Galand, Simon Laperrière, Simon Predj, Stéphanie Roussel et Jean-François Thériault.